Au cours du week-end, une vingtaine d’États américains ont signalé une augmentation du nombre de cas, tout comme la ville de Tokyo au Japon.

Plus troublant encore, une nouvelle épidémie à Pékin a conduit les autorités à fermer un marché dans ce pays, rappelant le début de la première vague de coronavirus dans le pays.

La Chine a signalé dimanche soir 49 nouveaux cas de COVID19 en date du 14 juin, dont 10 cas étrangers et 39 cas locaux. 36 cas locaux ont été diagnostiqués à Pékin et 3 dans la province de Hubei, selon la Commission nationale de la santé. Le vice-premier ministre chinois Sun Chunlan a effrayé les commerçants, déclarant que les risques de résurgence du coronavirus à Pékin sont élevés, car tous les cas sont liés au marché de gros de Xinfadi, qu’une importante population a visité, selon le rapport. Agence de presse Xinhua.

Pékin a donc décidé de fermer cet important marché alimentaire et a imposé des restrictions de fermeture aux zones résidentielles voisines.

En outre, le Global Times a rapporté que 17 des 19 nouveaux cas de coronavirus étrangers enregistrés samedi provenaient d’Asie du Sud, ont déclaré dimanche les responsables chinois de la santé, une forte augmentation qui, selon les analystes, montre que le relâchement des restrictions et l’aggravation de la contagion dans la région constituent un danger pour le pays. Les 17 patients ont été recensés dans la province de Guangdong, dans le sud de la Chine, dont 14 du Bangladesh et trois de l’Inde.

En ce qui concerne l’Inde, il faut noter que le pays connaît actuellement une explosion de cas, avec désormais au total plus de 320.000 cas rapportés, dont 11.929 annoncés dimanche.

Face à ces informations, on peut constater une certaine dose d’aversion au danger sur les futurs Etats-Unis depuis hier soir, les contrats à termeS&P 500 et le Dow Jones 30 semblant baisser. En France, le CAC 40 est également touché, l’indice de Paris affichant une perte de près de 3% peu après l’ouverture lundi. Sur le Forex, cela se traduit notamment par une chute de la paire USD / JPY, les opérateurs privilégiant la valeur refuge qu’est le yen japonais.