Postes de chercheur postdoctoral en électrochimie – Nancy, France

France
Publié il y a 4 semaines

Le Laboratoire de Chimie Physique et Microbiologie pour les Matériaux et l’Environnement (LCPME, UMR 7564,  www.lcpme.ul.cnrs.fr ) est une unité mixte de recherche pluridisciplinaire entre le CNRS (Institut de Chimie) et l’Université de Lorraine. Il regroupe 75 personnes, qui développent des recherches visant à comprendre la réactivité des surfaces et des interfaces ayant un rôle dans les domaines de l’eau, de l’environnement et des matériaux, avec des aspects de physico-chimie et de microbiologie. En particulier, l’équipe d’électrochimie et de chimie analytique de renommée internationale (ELAN) se concentre sur l’électroanalyse, accueillant régulièrement des chercheurs du monde entier. La langue de travail est l’anglais.

Position 1 : électrolyte gélifié

Des actionneurs électrochimiques à base de nanomatériaux 2D notamment les MXènes font leur apparition ces dernières années. Ils convertissent l’énergie électrique en énergie mécanique via des processus électrochimiques, qui peuvent être entraînés à une tension beaucoup plus faible par rapport aux actionneurs élastomères diélectriques. Pour le développement de matériaux vers de meilleures performances ciblant les applications d’interface homme-machine, il est important de comprendre la relation entre le comportement électrochimique et la réponse aux contraintes à l’échelle micro ou nanométrique. Ceci sera réalisé par microscopie électrochimique à balayage (SECM) ou microscopie électrochimique sur gel à balayage (SGECM) couplée à des mesures de force localisées.

Ce poste de chercheur postdoctoral est dédié au développement de l’électrolyte en gel, ciblant deux tâches clés du projet : (1) Améliorer les propriétés du gel pour les mesures SGECM de la réactivité électrochimique locale et de la réponse de force. (2) Développer un électrolyte gélifié biocompatible pour l’application braille avec les actionneurs électrochimiques MXene.

Les travaux sont soutenus par un projet de collaboration internationale ANR-NRF entre la France et Singapour : Actionneurs microélectrochimiques à haute performance basés sur des MXènes 2D. Le Dr Mathieu Etienne est expert en force de cisaillement SECM, et actif dans les domaines de la bio-électrochimie, des batteries à flux redox et de la dépollution bio-électrochimique des eaux naturelles. Le Dr Liang Liu a développé les sondes de gel et l’instrumentation pour les mesures optiques/électrochimiques locales au cours des dernières années. Les travaux seront menés au LCPME, avec une collaboration attendue avec l’équipe de recherche singapourienne dirigée par le professeur Pooi See Lee de l’Université technologique de Nanyang. Le post-doctorant aura un contrat de travail avec le CNRS. Le contrat initial est de 18 mois, commençant dès que possible.

Exigences du candidat :

(1) Doctorat valide. diplôme à la date de début du poste.

(2) Communication courante en anglais. La langue française n’est pas obligatoire.

(3) Formation en physique, chimie ou génie chimique, avec une solide expérience en chimie et ingénierie des polymères, ainsi qu’en électrochimie. L’expérience et l’intérêt pour le développement d’instruments et/ou l’analyse de données sont un plus.

Contacter:

Dr. Mathieu Etienne  mathieu.etienne@cnrs.fr

Dr Liang Liu  liang.liu@cnrs.fr

Pour ce poste merci de postuler via le portail de recrutement du CNRS :  Portail Emploi CNRS – Offre d’emploi – Poste de Chercheur Postdoctoral en Electrochimie Gel Electrolyte

Position 2 : Fil de détection dans l’eau

Ce travail répondra aux défis de la surveillance in-situ de la concentration en plomb dans l’eau potable : (i) l’absence de conditions de mesure répétables et contrôlées ; (ii) l’encrassement biologique des surfaces des capteurs. Les objectifs de ce travail sont de développer une nouvelle classe de capteurs électrochimiques capables de détecter jusqu’à 10 ppb de plomb dans l’eau potable, sans ajout de produits chimiques, grâce au contrôle électrochimique du pH lors de l’analyse. Enfin, une stratégie électrochimique sera conçue pour offrir aux capteurs une protection anti-biofouling. Il est attendu du candidat qu’il réalise :

  • Développement d’un système électrochimique pour la surveillance de l’environnement ;
  • Développement d’un protocole expérimental pour la détection électrochimique du plomb dans l’eau potable;
  • Etude de l’influence des paramètres expérimentaux (conductivité, pH, T, débit) sur les performances du système électrochimique ;
  • Développement de la surveillance de l’état de santé des capteurs et d’une procédure de nettoyage électrochimique appropriée ;
  • Rédaction de rapports et d’articles scientifiques.

Le projet de recherche s’inscrit dans le cadre du projet ANR PRCE aQuaLead. Le contrat est d’une durée de 12 mois et devrait débuter le 1er avril 2023.

Exigences du candidat :

  1. Le candidat doit être autonome, motivé par le travail de recherche et avoir de solides connaissances en électrochimie et en chimie analytique.
  2. Des compétences en spectroscopie d’impédance électrochimique, en spectroscopies vibratoires (IR, Raman) et/ou en microscopie à épifluorescence seront appréciées.
  3. Une bonne connaissance (écrite et parlée) de l’anglais et/ou du français sera indispensable.

Contacter:

Dr. Grégoire Herzog  gregoire.herzog@cnrs.fr

For this position please apply through CNRS recruitment portal: Portail Emploi CNRS – Job offer – Post-doctorat en électrochimie H/F

Poste 3 : Science des matériaux électrochimiques

Ce travail vise à élaborer des films hybrides innovants à base de biopolymères incorporant des nanoparticules magnétiques d’oxyde de fer. L’originalité de ce projet repose sur le processus électrochimique de formation de film à une interface liquide-liquide polarisée. Un tel système biphasique a l’avantage d’être 2D, sans défaut au niveau moléculaire et résistant aux perturbations externes. Il permettra de générer une large gamme de films nanobiohybrides aux propriétés ajustables, qui seront utilisés pour l’adsorption de polluants ou la décontamination de surfaces industrielles. Il est attendu du candidat qu’il réalise :

  • Elaboration et caractérisation de films polymères par polarisation d’interface liquide-liquide ;
  • Intégration de nanoparticules d’oxyde de fer dans ces membranes polymères ;
  • Recherche des propriétés dépolluantes et décontaminantes ;
  • Rédaction de rapports et d’articles scientifiques.

Le projet de recherche fait partie du projet InterCarnot NanoBioCities. Le contrat est d’une durée de 12 mois et devrait débuter le 1er avril 2023.

Exigences du candidat :

  1. Le candidat doit être autonome, motivé par le travail de recherche et avoir de solides connaissances en électrochimie et en sciences des matériaux.
  2. Des compétences en électrochimie à l’interface liquide-liquide et/ou en spectroscopies vibratoires (IR, Raman) seront appréciées.
  3. Une bonne connaissance (écrite et parlée) de l’anglais et/ou du français sera indispensable.

Contacter:

Dr. Grégoire Herzog  gregoire.herzog@cnrs.fr

For this position please apply through CNRS recruitment portal: Portail Emploi CNRS – Job offer – Post-doctorat en électrochimie / Science des Matériaux H/F

Caractéristiques de l'emploi

Catégorie emploiPost doc

Postuler en ligne

Laissez un commentaire