1- Les lames maudites de Muramasa

Les passionnés d’histoire du Japon reconnaîtront sans doute le nom de Muramasa, un célèbre forgeron qui est entré dans la légende grâce à la qualité de son travail et à la sombre réputation de ses armes. Dans les textes historiques, il est souvent mis en dualité avec Masamune, généralement considéré comme le plus grand forgeron de l’histoire du Japon.
En dehors de leur modèle assez unique et de leur excellente qualité, la réputation des armes Muramasa provient d’un folklore qui s’est développé au fil du temps. Ses créations sont souvent décrites dans les légendes comme des lames maudites, qui incitaient à la violence et à la soif de sang chez les samouraïs qui les utilisaient.

Cette réputation s’explique par la popularité de ces lames dans certaines régions du Japon aux XVIe et XVIIe siècles, où elles ont été utilisées dans plusieurs conflits sanglants, accidents et même suicides. Ces tragédies ont été reprises par le théâtre et ont alimenté les écrits folkloriques, ce qui a donné peu à peu une réputation de lames maudites aux créations de Muramasa.

De nombreuses armes forgées par Muramasa sont toujours en excellent état aujourd’hui et sont parfois exposées au public dans les grands musées japonais.

2- Zulfikar : epée de ali ibn abi talib

Ce sabre  appartenait au prophète Mohamed  qui avait lui aussi 6 ou 8 sabres. Chaque sabre portait un nom, celui ci s’appelait Dhul Fikar ce qui signifie « épée à deux pointes », « Tranchant l’échine » ou « celle qui distingue le bien du mal ».

A l’époque, le sabre était le symbole de la guerre sainte où les soldats courageux protégeaient le message de l’Islam.

Lors de la bataille de Uhud, Ali a brisé son sabre sur le casque d’un adversaire. Mahomet portait à la ceinture deux sabres. Il donna son sabre Zulfikar à son gendre Ali.

Cette phrase :

« Il n’y a pas de héros comme Ali, Il n’y a pas d’épée comme Zulfikar »

est un slogan courant. Il arrive que l’ordre des deux propositions indépendantes soient inversés.

3- La Joyeuse, l’épée de la monarchie française

Ce sabre est l’un des plus anciens artefacts historiques de la monarchie française. Selon les experts, la Joyeuse a été utilisée pour le couronnement de nouveaux monarques depuis le 12e siècle.

Cette épée est entourée de plusieurs mythes. Certains écrits religieux rapportent notamment qu’une version antérieure de la Joyeuse aurait appartenu à l’empereur Charlemagne en personne et qu’elle aurait été forgée à partir de la lance qui aurait transpercé le corps de Jésus-Christ.
Même si ces légendes sont sans doute beaucoup plus proches du mythe que de la réalité, le véritable parcours de cette épée reste fascinant. De monarque en monarque, elle a survécu à la Révolution française pour être ensuite utilisée lors du couronnement de Napoléon. Ses différentes composantes ont été modifiées au fil des siècles, ce qui témoigne aussi en quelque sorte de la grande histoire de la France.

Depuis la Révolution française, le musée du Louvre est responsable de l’entretien de cette lame légendaire, et il est parfois possible de la voir lors d’expositions.

4- L’épée de Simón Bolívar

Général vénézuélien, Simón Bolívar a également été président de plusieurs pays d’Amérique latine au XIXe siècle et est reconnu comme l’un des grands leaders du mouvement qui a mené à l’indépendance de ces anciennes colonies espagnoles. Même si son épée n’est certainement pas aussi ancienne que les autres lames citées jusqu’à présent, elle a une histoire fascinante.

Cette arme légendaire est en effet presque aussi légendaire que son propriétaire ; elle l’accompagne toujours sur ses portraits ou sur les nombreuses statues à son effigie, et elle a été à ses côtés jusqu’à sa mort en 1830. Plus qu’une simple épée, elle est devenue un symbole de libération pour plusieurs pays d’Amérique latine, à commencer par la Colombie.

Après son décès, son épée a été gardée dans son ancienne résidence à Bogota, jusqu’à ce qu’elle soit volée en 1974 par le groupe colombien révolutionnaire M-19. Le sabre aurait été rendu au gouvernement colombien en 1991, après avoir été la propriété du trafiquant de drogue Pablo Escobar, mais des doutes subsistent quant à son authenticité.

En 2010, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont prétendu avoir la relique en leur possession, mais le gouvernement colombien a rapidement nié la véracité de cette déclaration avant de prétendre à nouveau être en possession de la véritable épée de Simón. Bolívar.

5- Épée d’Alexandre le Grand

Alexandre III de Macédoine, plus connu sous le nom d’Alexandre le Grand, a été le roi de Macédoine de 336 avant JC jusqu’à sa mort et est reconnu comme l’un des chefs militaires les plus marquants de l’histoire, par sa conquête de l’Empire achéménide. Alexandre avait en effet conquis l’Empire perse, y compris l’Anatolie, la Syrie, la Phénicie, la Judée, Gaza, l’Egypte, la Bactriane et la Mésopotamie, il a étendu les frontières de la Macédoine à la région du Pendjab. Avant sa mort, Alexandre avait prévu de retourner à l’Ouest et de conquérir l’Europe en plus de vouloir poursuivre l’expansion vers l’Est et trouver la fin du monde, une idée que son gardien d’enfance, Aristote, lui a inculquée en racontant des histoires sur un endroit où la Terre s’est terminée et la Grande Mer extérieure a commencé.

6- Épée “Tizona” et Épée “Colada”

Elles appartenaient au chevalier castellan Rodrigo Díaz de Vivar, connu comme “El Cid Campeador”, fidèle vasalle qui participait avec le roi Alfonso VI dans la conquête de Tolède et, postérieurement, il conquistait le royaume de Valencia, qui était entre les mains des arabes.

7- Épée de Richard Coeur de Lion

Fameux roi d’Angleterre entre 1189 et 1199, étant le troisième fils du Roi Henri II d’angleterre et de Aliénor d’Aquitaine. Il était aussi duc de Normandie et d’aquitaine et Conte d’Anjou, noble Chevalier Croisé, reconnu pour son courage et valeur dans les batailles. Richard recevait le titre de Coeur de Lion dans les croisades, étant comparer à Philippe d’Orléans comme un agneau et Richard comme un lion. Sa valeur personnel dans la bataille inspirait à de nombreux poètes et littéraires.

8- Épée Excalibur du Roi Arthur

Son histoire appartient principalement à la légende et à la littérature des débuts du XVe siècle, même si on doute encore si Arthur, ou un personnage similaire sûr lequel ce serait basée la légende, avait réelment éxisté. Légende et histoire se mélangeaient durant plusieurs siècles postérieurs et apparaissent intimement unies Aux Chevaliers de la Table Ronde et la mistérieuse “Excalibur”.

Selon avait annoncé le mage Merlin, seulement qui arrivera à retiré l’épée de la roche, serait Roi. Arthur réalisait cette exploit et agenouillé devant la pierre, il a extrait la lame avec la facilité habituelle, il a soutenue l’épée sur sa tête et ensuite il entrait dans la cathédrale et la déposait sur l’autel. Arthur a été oindre avec l’huile sainte en présence de tous les Barons et du petit peuple, il jurait solennellement être un roi loyal pour ses sujets et défendre la vérité et la justice tous les jours de sa vie.

9- Épée de William Wallace (1270-1305)

C’était un vaillant guerrier écossais qui dirigeait à son pays contre l’occupation anglaise et contre le Roi Édouard Ier d’Angleterre dans les guerres de l’indépendance de l’Écosse. Il était élevé dans une abbaye dans laquelle résidait son oncle paternel, pour cela il était bien éduqué pour les modèles de l’époque, et parlait français, latin, gaélique et anglais.

10- Haft (arabe : الحتف, « la ruine » ou « la mort ») 

Est une épée que le roi David se serait forgé lui-même après que Dieu lui aurait appris le travail du fer et la fabrication des armes comme récompense pour avoir terrassé le géant Goliath. Il aurait pris pour modèle Al-Battar, l’épée de Goliath, réalisant une lame large de 112 cm de long. L’arme aurait été prise par Mahomet comme butin lors de sa victoire sur la tribu juive des Banu Qaynuqa, faisant depuis lors partie des neuf épées dites de Mahomet. Une épée présentée comme telle est aujourd’hui au Musée Topkapi à Istanbul

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