Université

Mamie va à l’école: Zaïza Tafiati , 67 ans, et future étudiante

Diplômée du DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires) de l’université de Lyon II, elle est inscrite pour la rentrée à l’université, en licence d’histoire-sciences politiques.

«Mamie va à l’école!»

Née dans l’Est Algérien, Zaïza Tafiati devient institutrice à 18 ans, avant d’enseigner jusqu’en 1974. Cependant, elle se voit privée d’exercer sa fonction à son arrivée en métropole, faute de reconnaissance de son diplôme. Elle décide alors de se consacrer à sa famille et à la recherche d’un emploi, mettant de côté sa passion. «Ça a été une frustration pour moi, mais c’était resté ancré dans ma mémoire. Ce rêve se réaliserait un jour ou l’autre, avant de mourir», avoue t-elle. La vie se poursuit pour cette femme qui s’épanouit autour d’une famille qui grandit, avec l’arrivée de quatre petits enfants.

Lorsque vient l’âge de la retraite, elle décide de franchir le pas, raconte Le Progrès. Elle tente alors de passer son bac, qui lui permettrait d’accéder à l’université. C’est en candidate libre qu’elle se présente à l’épreuve de la fillière littéraire, mais échoue à obtenir ce diplôme comprenant trop de matières. Obstinée, Zaïza Tafiati s’inscrit au DAEU à l’université Lyon II: elle décroche une mention bien, obtenant les notes de 17 en français et en histoire, matières qu’elle affectionne particulièrement.

« Ce rêve se réaliserait un jour ou l’autre, avant de mourir »Zaïza Tafiati , 67 ans, et future étudiante

Ces résultats sont le fruit de longues heures de travail, chaque soir ainsi que le samedi matin. Zaïza est une grand-mère largement soutenue par sa famille et ses petits enfants qui sont tout de même surpris: «Ils étaient très fiers de moi. Mamie va à l’école! Ils me demandaient si j’avais eu des bonnes notes!» .

Avec ce diplôme en poche, cette sexagénaire rentrera à la rentrée en licence d’histoire-sciences politiques à Lyon. Le rêve qui sommeillait au fond d’elle depuis des années va enfin pouvoir devenir réalité. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre à elle, parmi les bacheliers de la promotion 2017.

Source :lefigaro